Etape 8. Stimuler l'usage
Disons-le clairement : si la question de l'usage n'est pas sérieusement
prise en compte par la commune, cela ne vaut pas la peine de créer
un site communal d'information et ce encore moins si sa vocation théorique
est d'être orienté vers le citoyen. Une politique d'offre,
si elle ne s'accompagne pas d'une politique de demande adéquate,
n'a pas de sens et équivaudra à un gaspillage d'argent public.
Il faut donc stimuler l'usage. Ceci peut se faire de diverses manières
: en impliquant les utilisateurs à différents stades de
développement du projet (sous-étape 8.1.),
en édictant des règles d'utilisation (sous-étape
8.2.), en développant un site communal facile à utiliser
(sous-étape 8.3.), en proposant divers lieux
d'accès à la technologie (sous-étape
8.4.), en sensibilisant les utilisateurs au projet par une information
adéquate (sous-étape 8.5.) et en les
formant (sous-étape 8.6).
Sous-étape 8.1. Impliquer les utilisateurs
Dans l'étape 2, et plus précisément
à la sous-étape 2.1., nous
avons souligné que l'implication des utilisateurs dès le
début du projet maximise les chances de succès et d'utilisation
réelle du site par ceux-ci.
Cette implication peut prendre différentes formes :
- une analyse des souhaits des utilisateurs potentiels sur différents
éléments : le contenu du site, les possibilités
de communication offertes, éventuellement les thèmes des
forums de discussion, une analyse de leurs besoins en formation, de
leurs souhaits en terme de possibilités d'accès et de
tout autre sujet sur lequel il serait intéressant d'entendre
les citoyens. Cette analyse peut se faire par le biais d'un questionnaire
comme à Geer (voir encadré 24) mais on peut aussi imaginer
une ou plusieurs réunions publiques de discussion;
- un test du site par des bénévoles, éventuellement
au moment de la réception de celui-ci ou à un autre moment
: recherche d'informations précises, contact avec le responsable
d'un service particulier, consultation de l'ordre du jour du dernier
conseil communal, etc. Pour ce test, différents types d'utilisateurs
devraient bien sûr être impliqués : des habitués
d'Internet et des personnes qui connaissent peu cet outil;
- une mention très claire sur le site Web lui-même
de la possibilité d'envoyer des commentaires ou des suggestions.
C'est actuellement souvent une des principales manières de connaître
l'avis des utilisateurs par rapport aux sites existants.
|
Encadré 23. Gouvy : demande d'amélioration
du site
Sur le site de Gouvy, il est explicitement demandé
aux utilisateurs d'améliorer le site et, plus largement,
de contribuer à l'élaboration de celui-ci : envoi
d'informations sur la région, envoi de photos, traduction
de pages existantes dans une langue étrangère, construction
de pages Web. Le texte précise clairement que les auteurs
du site sont ouverts à toutes autres suggestions.
Source: www.gouvy.be
: améliorer notre site
|
Dans tous ces contacts avec les citoyens, une règle de base doit
s'imposer : ils doivent être tenus avertis des résultats
de ces démarches et, si possible, avoir accès à un
résultat commenté de ceux-ci. Par exemple, si certaines
suggestions ont été émises mais que, pour une raison
ou une autre, elles ne peuvent être mises en oeuvre, il importe
d'en expliquer les raisons. Si on donne la possibilité aux citoyens
de s'exprimer, il faut leur montrer qu'ils ont été entendus,
même si on ne tient pas compte de tout ce qui a été
exprimé.
|
Encadré 24. Geer : questionnaire à
la population
Au début du projet de développement du site communal
de Geer, un questionnaire a été envoyé aux
habitants de la commune en même temps que le bulletin communal
mais distinctement par rapport à ce dernier (c'est-à-dire
dans une enveloppe fermée non incluse dans le bulletin).
Environ 800 exemplaires ont été distribués.
Sur ces 800 questionnaires, 65 ont été renvoyés
à la commune. Cela équivaut à une participation
de 8 %, ce qui au vu d'autres enquêtes similaires est un bon
résultat.
Dans l'ensemble, les résultats de l'enquête ont confirmé
les premiers choix des responsables du site en matière de
contenu de celui-ci. Néanmoins, quand une idée pertinente
était proposée, soit la réalisation était
simple et aisée à mettre en uvre et l'idée
était tout de suite adoptée, soit le problème
soulevé était plus important et a été
intégré dans la suite du projet. Celui-ci est en effet
conçu sur base de différents modules pouvant être
finalisés et rendus opérationnels dans l'échéance
d'une année.
Le questionnaire utilisé par Geer
pour cette enquête se trouve à l'annexe
2.
|
Sous-étape 8.2. Edicter des règles
d'utilisation
Certains considèreront peut-être qu'édicter des
règles d'utilisation aurait davantage tendance à restreindre
l'usage qu'à le stimuler. C'est une manière de voir les
choses. Il importe cependant de se rendre compte qu'une partie non négligeable
des utilisateurs potentiels, qui connaissent encore peu Internet et n'entendent
souvent parler que de ses travers (insécurité, atteinte
à la vie privée, contenu illégal, piraterie, etc.),
seront vraisemblablement rassurés si des règles d'utilisation
sont précisées.
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Encadré 25. Règles d'utilisation
et liberté d'expression : l'exemple du Public Electronic
Network de Santa Monica
Le Public Electronic Network de Santa Monica aux Etats-Unis est
un des plus anciens réseaux de communauté. Au sein
de cette communauté virtuelle, la question de la régulation
des forums de discussion s'est posée à plusieurs reprises.
Suivant une interprétation stricte du First Amendment de
la constitution américaine, l'argument principal à
l'origine était que les autorités locales ne pouvaient
en aucun cas réguler les propos des citoyens tenus dans ces
forums, malgré le fait que quelques citoyens se plaignaient
du caractère offensant de certains propos. Cependant, cette
position a dû évoluer suite au départ d'un grand
nombre d'utilisateurs du forum à cause de propos offensants.
Les participants se sont donc prononcés sur la question d'une
éventuelle modération des forums. Finalement, il a
été décidé, principalement pour des
raisons techniques, d'opter pour une modération par les autorités
locales plutôt que par les utilisateurs eux-mêmes.
Source : DOCTER Sharon, DUTTON William H. (1998),
'The First Amendment online. Santa Monica's Public Electronic Network',
in TSAGAROUSIANOU Roza, TAMBINI Damian and BRYAN Cathy (eds), cyberdemocracy.
technology, cities and civic networks, Routledge, London/New York,
pp. 125-152.
|
Ces règles peuvent concerner le contenu des forums de discussion
et des petites annonces éventuels, le contenu des sites et des
pages personnelles éventuellement hébergées, les
comportements admis dans les lieux d'accès publics, etc. Ces règles
précisent donc ce qui est permis de faire ou de dire et ce qui
ne l'est pas.
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Encadré 26. Quelques exemples de règles
d'utilisation
A Seneffe, des règles d'utilisation sont proposées
pour les "Espaces Citoyens". Il est précisé
que "les règles élémentaires de savoir-vivre
sont d'application dans l'Espace Citoyens et il est obligatoire
de se conformer aux instructions des animateurs. Ceux-ci fixent
les modalités d'utilisation, notamment en termes d'horaire
et de tour de rôle d'emploi des ordinateurs. La consultation
des sites contraires aux bonnes murs est interdite".
Ces règles précisent aussi la responsabilité
de la commune : "La Commune de Seneffe et la Régie communale
autonome Seneffe l'Interactive ne peuvent cependant être tenues
pour responsables d'une utilisation détournée du matériel
mis à disposition".
Source : http://www.seneffe.be/agenda/esparq.htm#ancre103268
En ce qui concerne l'hébergement de sites, le Centre Informatique
de la Région Bruxelloise précise également
de manière claire, dans une convention d'hébergement,
sous l'intitulé "Limites d'utilisation", que "le
propriétaire du site est tenu de se conformer à toutes
les normes de droit international et national et les réglementations
relatives aux informations hébergées sur les serveurs
du C.IR.B., notamment les règles relatives au respect de
la vie privée, au respect des droits de propriété
intellectuelle, des droits d'auteurs et des droits voisins, à
la prohibition du dépôt sur son site d'informations
menaçantes, obscènes, harcelantes ou à caractère
raciste ou xénophobe, à l'interdiction de mettre à
disposition de manière illégale de la publicité
non autorisée". En outre, "le propriétaire
du site hébergé n'est pas autorisé à
sous-louer ou à mettre à disposition à titre
onéreux ou gratuit tout ou partie de l'espace disque réservé
à l'hébergement de son site".
Source : Convention d'hébergement d'un
site Internet. Editeur responsable : Michel Boland, C.I.R.B., Avenue
des Arts, 20, bte 10, 1000 - Bruxelles.
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Sous-étape 8.3. Développer un site
convivial, facile à utiliser
La manière dont les informations sont présentées
sur le site, le langage utilisé, l'utilisation de liens hypertextes
et la mise à disposition de différents outils de navigation
contribuent à la convivialité du site, c'est-à-dire
à sa facilité d'utilisation et sont donc un moyen de stimuler
l'usage.
8.3.1. Se mettre à la hauteur des citoyens
Pour maximiser l'utilisation du site par les citoyens et notamment la
recherche d'informations, outre les aides à la navigation mentionnées
ci-dessous (sous-étape 8.3.3.), il importe de se mettre à
la place du citoyen utilisateur du site et d'utiliser un vocabulaire compréhensible.
En effet, le vocabulaire administratif ne correspond pas nécessairement
au vocabulaire habituellement utilisé par les citoyens. De même,
le découpage de la structure administrative en différents
services (état civil, population, étrangers, service social,
etc.) ne correspond pas non plus toujours à la logique de pensée
des citoyens. En un mot, ils ne savent pas nécessairement à
quel service adresser une demande spécifique.
Face à ce problème, différentes solutions sont possibles
dont certaines ont déjà été évoquées
:
- prévoir une foire aux questions qui reprend les principales
questions posées par les citoyens, c'est-à-dire dans leurs
propres termes, et les réponses apportées. Exemple : où
dois-je m'adresser pour trouver ceci ou cela ? ;
- anticiper ces questions et proposer d'emblée quelques réponses
types. Exemple : si vous cherchez un extrait d'acte de mariage, contactez
le service état civil (avec un lien hypertexte vers la description
du service). Pour ce faire, on peut utilement se baser sur l'expérience
actuelle des différents services et sur les demandes les plus
fréquemment reçues ;
- proposer, dans le moteur de recherche, différentes possibilités
de recherche, différents mots-clé pour un même concept
: termes officiels de l'administration et termes habituellement utilisés
par les citoyens. On pourra faire de même pour l'index.
8.3.2. Utiliser les liens hypertextes
Dans la mesure du possible bien sûr, le site utilisera des liens
hypertextes ou hyperliens, c'est-à-dire des références
vers d'autres pages Web sur le même site ou sur des sites extérieurs
à celui de la commune. Pour accéder à ces autres
pages, il suffit à l'utilisateur de cliquer sur cette référence
dont le contenu s'affiche directement.
Il n'est cependant pas utile de proposer trop d'hyperliens. Sinon, l'utilisateur
ne sait plus exactement où il se trouve, d'où l'importance
d'une table des matières indiquant toujours clairement quelle partie
du site il est en train de consulter. On peut aussi indiquer la structure
du site en haut de la page. Exemple : Administration - services communaux
- service état civil - mariage, lorsque l'on est en train de consulter
la procédure de mariage sur la page du service état civil.
Les hyperliens permettent aussi de présenter une même
information en différents endroits du site, parfois de manière
tout à fait détaillée et à d'autres endroits
beaucoup plus succinctement, et de faire des références
entre ces différents endroits. Par exemple, on peut regrouper tous
les documents administratifs délivrés par la commune sous
une rubrique intitulée "documents administratifs" et
dans laquelle ces documents sont présentés par ordre alphabétique
mais également les présenter service par service. On peut
alors mettre un lien hypertexte de la liste alphabétique vers la
description plus précise proposée dans les services concernés.
Il est possible de faire de même pour les formulaires disponibles
en ligne. On peut tous les regrouper sous un intitulé "formulaires
électroniques" mais aussi les présenter selon les services
compétents et mettre un hyperlien entre les deux.
8.3.3. Proposer des aides à la navigation
Comme souligné plus haut, il est important d'aider les utilisateurs,
parfois non avertis, à trouver rapidement l'information qu'ils
souhaitent, et ce d'autant plus si le site est très fourni.
Différentes solutions sont possibles :
- un moteur de recherche, idéalement accessible dès la
page de garde du site et utilisant parfois différents mots-clés
pour la même information ou le même document. On peut aussi
expliquer, comme sur le site d'Erezée,
comment effectuer une recherche et, notamment, comment utiliser les
opérateurs booléens standards (not, and, or) ;
- un index reprenant un nombre d'éléments suffisants
pour permettre à l'utilisateur de trouver facilement la plupart
des informations essentielles du site ;
- un plan du site. Différents plans sont possibles : une description
claire des différentes parties du site et de leur contenu comme
à Herve, un plan reprenant
les principales icônes visuelles comme à Durbuy,
etc. ;
- une rubrique nouveautés reprenant les nouvelles informations
sur le site pour éviter de devoir parcourir tout le site à
chaque consultation. On peut imaginer comme à Geer
une page qui s'ouvre à chaque consultation de la page de garde
indiquant les nouveautés du site. Continuer cependant à
présenter ses meilleurs vux à la population au mois
de février est peut-être à éviter! Mons
a opté pour une présentation plus visuelle, proche de
la Une d'un journal. Charleroi
épingle, dans une rubrique "Ce mois-ci, nous avons sélectionné
pour vous" les nouveautés mensuelles. Différentes
solutions sont donc possibles ;
- une foire aux questions ;
- une rubrique agenda reprenant le calendrier des manifestations et
activités diverses, comme à Braine-l'Alleud,
ou à Ath.
De manière générale, une structure de navigation
logique, une interface agréable et conviviale, une gestion intelligente
des couleurs, une utilisation pertinente d'icônes très visuelles
et tout à fait compréhensibles, une description textuelle
de la structure du site et une aide technique éventuelle aideront
certainement l'utilisateur à naviguer sur le site communal.
|
Encadré 27. Exemples d'aide à la
navigation
Le site de Charleroi présente dans une rubrique intitulée
"Aide" les différents outils possibles précédés
des principales icônes utilisées :
- recherche par mot-clé ;
- navigation à travers le site grâce à quelques
boutons visibles et clairs ;
- explication de différents symboles propres à
la navigation Web : petite main qui symbolise un lien hypertexte,
flèche qui implique que l'on doit encore déplacer
le curseur, sablier qui demande de patienter un peu, texte noir
à considérer comme statique, texte souligné
en bleu nécessitant de cliquer dessus pour parvenir à
un lien hypertexte ;
- icône de boîte aux lettres pour symboliser l'envoi
d'un courrier électronique.
Toutes ces choses sont évidentes pour un utilisateur un
peu averti du Web mais pas nécessairement pour un débutant.
Source : www.charleroi.be/aide_1.htm
Le site de la Région de Bruxelles-Capitale propose également
dans une rubrique "Vue d'ensemble. Aide et recherche"
différents points permettant au visiteur de surfer habilement
sur le site dont une table interactive des matières, des
moteurs de recherche internes et externes et des conseils de navigation.
Ces conseils distinguent :
- la navigation verticale avec la barre horizontale de boutons
jaunes qui donne accès à tout moment aux principales
rubriques du site ;
- la navigation transversale dans la marge de gauche ;
- la navigation à l'aide des icônes dont la signification
est expliquée.
Source: www.bruxelles.irisnet.be/FR/view_fr/view_fr.htm
Le site de Chaudfontaine précise, directement sur la page
de garde, dans la rubrique " Aide ", comment naviguer
sur le site. La rubrique " Configuration " donne, quant
à elle, des informations techniques relatives aux différentes
technologies et applications nécessaires pour optimiser la
visite du site.
Source : www.chaudfontaine.be/francais/www/aide.htm
|
Pour valider l'utilité des outils d'aide et leur efficacité,
on peut envisager de les tester, c'est-à-dire demander à
quelques utilisateurs, présentant des degrés de familiarisation
divers avec Internet, d'effectuer des recherches précises : chercher
des informations particulières, consulter l'ordre du jour du dernier
conseil communal, etc. L'évaluation du test porterait sur la rapidité
avec laquelle les recherches des différents utilisateurs aboutissent.
Pour ne pas biaiser le test, il ne faut bien sûr pas donner la moindre
information préalable aux utilisateurs par rapport à la
structure du site ou à l'existence de ces outils d'aide à
la navigation. On peut alors évaluer l'efficacité de ceux-ci
de même que leur visibilité ainsi que la convivialité
de la structure de présentation du site, c'est-à-dire l'interface.
Sous-étape 8.4. Proposer différents
lieux d'accès
Contrairement à certains pays scandinaves (Norvège, Finlande,
Suède) ou aux Etats-Unis, le taux d'équipement informatique
des ménages belges, et a fortiori wallons, de même que leur
taux de connexion à Internet est encore relativement faible. Par
taux d'équipement, on entend le nombre de ménages qui ont
un ordinateur à domicile. Parmi ces ordinateurs, certains permettent
de se connecter à Internet (on les appelle des ordinateurs multimédia)
et d'autres sont des modèles beaucoup plus anciens - mais en voie
de disparition - qui ne le permettent pas.
Même si le taux de connexion à Internet, c'est-à-dire
le nombre de ménages qui ont un abonnement Internet (même
gratuit) auprès d'un fournisseur de services, est encore faible
(5-7%), la tendance est à l'augmentation exponentielle. En outre,
ces derniers mois ont vu l'explosion d'offres de connexion gratuites,
cependant souvent de moins bonne qualité que les offres payantes.
Par ailleurs, de plus en plus d'utilisateurs ont un accès à
Internet à leur travail et les élèves et enseignants
devraient également profiter du projet cyber-écoles de la
Région wallonne. Le taux de connexion devrait donc encore augmenter.
Malgré ces diverses initiatives, une proportion non négligeable
de la population reste totalement à l'écart de ce phénomène
et ignore encore tout des nouvelles technologies de l'information et de
la communication et d'Internet.
Si les sites communaux d'information se veulent orientés vers
les citoyens et dans la mesure où il s'agit d'un service public,
on ne peut tolérer qu'une minorité seulement de ceux-ci
accède au site et bénéficie des avantages offerts
par une administration en ligne plus efficace et plus rapide.
Dans ce but, il sera nécessaire d'envisager les différentes
possibilités d'accès qui pourraient être proposées
par la commune, seule ou en partenariat :
- installer un ou plusieurs ordinateurs dans différents lieux
publics : administration communale, maison de jeunes, bibliothèques,
musées, syndicat d'initiative, office du tourisme, etc. Il importe
cependant de garder à l'esprit que les utilisateurs de ces ordinateurs
publics devront vraisemblablement être guidés dans leur
navigation et qu'une personne au moins dans ce lieu public devra être
capable de répondre à leurs questions ;
- installer un ou plusieurs ordinateurs dans d'autres lieux tels
que les bureaux de poste ou les gares. Dans ce cas, la question
de la personne responsable ou prête à répondre aux
questions se pose avec acuité car cela n'entre pas dans les missions
des agents de La Poste ou de la SNCB ;
- organiser des partenariats avec les écoles de la commune
équipées, dans le cadre du plan cyber-écoles du
Gouvernement wallon ou non, pour ouvrir les écoles en-dehors
des heures habituelles à un autre public que les élèves
et les enseignants. On pense principalement aux parents des élèves.
Cependant, cette solution qui permet de rentabiliser davantage l'équipement
existant et de donner une autre image de l'école pose parfois
des problèmes concrets tels que la prise en charge du financement
des coûts supplémentaires engendrés par une telle
initiative (électricité, chauffage, gardiennage, etc.);
- mettre sur pied, dans différents endroits de la commune,
des espaces multimédias entièrement dédicacés
aux nouvelles technologies qui permettent un accès aux ordinateurs,
notamment à Internet - et donc au site communal - mais aussi
à des applications plus traditionnelles de traitement de texte.
Ces espaces pourraient également être utilisés comme
lieu de formation aux NTIC.
|
Encadré 28. Exemples d'accès proposés
dans différentes communes
Depuis quelques mois, la commune de Seneffe propose un premier
Espace Citoyens dans la bibliothèque d'Arquennes. Un Espace
Citoyens est "une salle multimédia équipée
d'ordinateurs individuels reliés au réseau informatique
communal et à Internet". L'Espace Citoyens est accessible
librement à tous les habitants de l'entité qui peuvent
y utiliser gratuitement les ordinateurs multimédia reliés
à Internet et mis à leur disposition, moyennant le
respect de certaines règles d'utilisation. Deux autres Espaces
Citoyens devraient être ouverts, l'un à Seneffe même
et l'autre à Feluy. Un programme de bornes interactives est
également en préparation.
Source : www.seneffe.be/agenda/infosgenerales.htm
En février 2000, la commune de Geer
a conclu un accord avec une société de services Internet
afin d'offrir à tous les habitants de l'entité une
connection Internet gratuite. Pratiquement, chaque foyer geerois
recevra de la commune un disque compact d'installation ainsi qu'une
notice explicative. Chaque habitant disposera alors de l'accès
à Internet, d'adresses de courrier électronique et
d'un large espace sur un serveur afin d'y héberger son site
personnel.
|
Comme nous le soulignerons au point suivant (sous-étape
8.5.), relatif aux différentes stratégies d'information
quant à l'existence du site, il sera nécessaire, si divers
lieux d'accès sont aménagés, de signaler clairement
leur existence aux utilisateurs potentiels. Sinon, l'objectif de l'initiative
ne pourra être atteint et l'investissement financier et humain ne
sera pas rentabilisé.
Sous-étape 8.5. Sensibiliser
les utilisateurs en les informant de l'existence du projet
De même que la sensibilisation du personnel communal soulignée
à l'étape 6, la sensibilisation des utilisateurs potentiels
à Internet en général et au site communal en particulier
est une étape importante. De manière générale,
cette sensibilisation passe par l'information.
L'étape d'information des utilisateurs potentiels du site sur
l'existence du projet va cependant plus loin que l'objectif de sensibilisation.
Plus globalement, un site qui n'est pas connu n'existe pas!
Pour le faire connaître, différentes actions sont possibles
:
- annoncer l'inauguration du site dans la presse locale (écrite,
radiophonique ou télévisée) et préciser
ce que les citoyens pourront y trouver ;
- organiser une conférence de presse ;
- inscrire l'adresse du site et l'adresse électronique centrale
de la commune sur le papier officiel de la commune ainsi que sur tout
document édité par la commune ;
- inscrire l'adresse du site et l'adresse électronique des différents
services ou des élus locaux sur la carte de visite des responsables
communaux ou des élus ;
- passer une petite annonce dans des guides spécialisés
(par exemple des guides touristiques) ;
- imprimer des dépliants reprenant l'adresse du site et un résumé
de son contenu, et les disposer dans les principaux lieux publics de
la commune (administration communale, guichets de banque, poste, gare,
bibliothèque, médiathèque, écoles, etc.)
;
- organiser des séances d'information à différents
moments et dans divers endroits de la commune pour informer les citoyens
;
- participer à des conférences ou des formations sur
le sujet (Conférence des pouvoirs locaux, Rencontre Réelle
de Villes Virtuelles, formation Proagec, assemblée des receveurs
communaux, etc.);
- prendre contact avec le responsable des sites des communes voisines
pour leur demander de mettre sur leur site un lien vers le nouveau site
; s'adresser aussi aux sites des autres niveaux de pouvoir, notamment
ceux qui prévoient des liens vers les communes (par exemple les
sites des provinces) ;
- indexer le site dans des moteurs de recherche sur Internet ou sur
des sites portail qui regroupent l'information existante dans un domaine
particulier (régions du monde, tourisme, etc.). Il faudra veiller
aux catégories choisies et aux mots-clés utilisés
pour maximiser l'accès au site communal. Cette indexation devra
être contrôlée régulièrement, par exemple
tous les deux mois à date fixe, et au besoin recommencée.
Selon les cas, via ces actions, on diffusera de l'information sur le
projet lui-même (objectifs, motivations, contenu) et, éventuellement
aussi, sur la technologie Internet (fonctionnement, potentialités,
etc.). Comme souligné plus haut, outre l'existence du site, il
faudra également informer les utilisateurs des éventuelles
possibilités d'accès disponibles au sein de la commune ainsi
que des formations qui y seront organisées le cas échéant.
Sous-étape 8.6. Former les utilisateurs
Offrir un outil d'information, de communication et de transaction aux
citoyens n'est d'aucune utilité si la majorité de ceux-ci
ne sont pas capables de l'utiliser. Or si, depuis quelques temps, un effort
important a été entrepris pour diffuser l'outil technologique
dans les écoles et former les étudiants à l'utilisation
des ordinateurs, il reste beaucoup à faire pour ceux qui n'ont
pas l'occasion de bénéficier d'une telle formation ou d'un
accès facile à la technologie.
Les points d'accès mentionnés à la sous-étape
8.4. peuvent être les lieux de ces formations qui devraient
être spécialisées selon le type de public (jeunes,
3ème âge, chômeurs, exclus, enseignants et étudiants,
professionnels) et couvrir une introduction de base à la bureautique
(utilisation d'un traitement de texte, d'un tableur, etc.), une utilisation
de base d'Internet (courrier électronique, Web, groupes de discussion,
recherche spécifique d'information, etc.) ou une formation à
certains logiciels spécifiques.
Idéalement, le mieux est d'évaluer les besoins en formation
du public-cible. Un questionnaire peut utilement être rédigé
dans ce but et s'intégrer dans une analyse plus vaste des besoins
des utilisateurs (voir sous-étape 8.1.).
Enfin, après avoir identifié la demande, il faut connaître
l'offre de formation, c'est-à-dire relever les compétences
disponibles en interne et en externe : partenariat avec le Forem, clubs
informatiques soucieux de collaborer, formateurs bénévoles
et, évidemment, firmes privées spécialisées
dans ce domaine et qui offrent des formations payantes.
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Encadré 29. Formation par des bénévoles
à Sombreffe
La commune de Sombreffe organise des formations gratuites à
l'utilisation d'Internet : recherche et consultation de sites, courrier
électronique, groupes de discussion, etc. Il s'agit d'initiations
à destination des personnes qui ne connaissent pas encore
Internet. Depuis février 2000, ces formations ont lieu en
journée et en soirée de façon à permettre
à tout le monde d'y participer. Elles sont dispensées
par des formateurs volontaires et bénévoles qui désirent
partager leur expérience.
Source : www.sombreffe.be
- rubrique quoi de neuf ?
La commune de Seneffe propose également des formations
dans l'Espace Citoyens d'Arquennes.
Source : www.seneffe.be/agenda/infosgenerales.htm
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Etape précédente
- Etape suivante
Si, en tant que commune, vous voulez envoyer des commentaires
aux auteurs du vade-mecum ou faire part de votre expérience, vous
pouvez contacter Béatrice
van Bastelaer.
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