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Etape 6. Préparer l'administration

Les sites communaux visés par ce vade-mecum ont notamment comme objectif de permettre l'accès à une véritable administration en ligne. Dans ce but, l'administration a donc un rôle central à jouer et elle doit y être préparée.

Préparer l'administration implique de sensibiliser le personnel communal et d'être à son écoute (sous-étape 6.1.), d'évaluer les compétences disponibles au sein de l'administration (sous-étape 6.2.), de former le personnel communal (sous-étape 6.3.) et de déterminer certaines tâches spécifiques de gestion et d'identifier des responsables pour chacune de celles-ci (sous-étape 6.4.) : gestion des informations reprises sur le site, gestion des transactions et gestion des communications.

Sous-étape 6.1. Sensibiliser le personnel communal et être à son écoute 

Pour que le projet soit accepté le mieux possible par le personnel communal, de même que par les élus locaux, une démarche de sensibilisation de ceux-ci est nécessaire. Il s'agit :

  • d'expliquer les objectifs du projet et les motivations qui le sous-tendent (être plus proche des citoyens, répondre à l'incitant proposé par la Région, améliorer le fonctionnement de l'administration, faire comme la commune voisine, etc.);
  • de démystifier la technologie d'Internet en expliquant de manière simple et vulgarisée ses nombreuses potentialités, éventuellement en se basant sur des exemples concrets;
  • de donner la possibilité au personnel et aux élus de s'exprimer sur cette initiative;
  • d'entendre leurs remarques et peut-être leurs craintes souvent légitimes;
  • de les rassurer le mieux possible;
  • d'être ouvert à toute suggestion et d'essayer d'en tenir compte au maximum (dans le cas contraire, il faut clairement expliquer pourquoi il n'a pas été possible de le faire);
  • de présenter les responsables du projet et l'équipe chargée de sa mise en oeuvre;
  • d'être ouvert à toutes les propositions de collaboration ou de participation au projet qui émaneraient du personnel communal;
  • d'informer régulièrement le personnel de l'état d'avancement du projet.

De cette manière, le site communal, même s'il est géré par quelques membres de l'administration, deviendra un projet collectif dans lequel chacun se sentira impliqué.

Cette sensibilisation peut prendre différentes formes : organisation de réunions régulières d'information et de discussion sur le projet, campagnes d'affichage, articles dans le journal interne à l'administration, etc.

Sous-étape 6.2. Evaluer les compétences disponibles 

Dans l'étape 1, nous avons mentionné l'importance de l'aspect humain dans la réussite d'un projet tel qu'un site communal d'information. Le projet doit être porté par le responsable opérationnel (voir étape 3), éventuellement entouré par une ou plusieurs personnes ressources, clairement identifiées et, idéalement, dont le rôle actif dans le projet est reconnu et accepté par les autres.

Tout comme pour le responsable opérationnel, il est difficile de définir un profil type pour ces personnes ressources qui devraient idéalement être :

  • volontaires;
  • également imprégnées d'une certaine culture de la communication, d'une culture Internet et d'une culture du changement;
  • soucieuses de la qualité du service public et à l'écoute des citoyens-clients de l'administration;
  • suffisamment informés du fonctionnement des instances démocratiques locales ainsi que des missions des différents services communaux;
  • capable de susciter la confiance de ceux-ci.

Il est sans doute illusoire d'espérer trouver toutes ces qualités chez une seule personne. L'idéal sera donc de travailler dans une équipe aux compétences complémentaires, dirigée par le responsable opérationnel, et dans laquelle le rôle de chacun sera clairement défini.

De manière générale, toutes les bonnes volontés sont nécessaires dans ce type de projet. Le problème est plus souvent de n'avoir pas assez de personnes désireuses de développer un tel projet que d'en avoir trop. On ne peut donc se permettre de refuser les offres de service. Par ailleurs, le projet sera d'autant mieux accepté que personne ne se sera senti exclu de celui-ci et ce dès le début.

Outre la gestion effective et quotidienne du projet, un certain nombre de compétences peuvent être trouvées au sein de l'administration. On pense ici à des compétences :

  • techniques et pédagogiques pour la formation, vraisemblablement nécessaire, du personnel communal aux nouvelles technologies;
  • organisationnelles pour la réflexion sur le développement et la gestion du site;
  • informationnelles pour l'identification d'informations potentiellement intéressantes pour le citoyen et à diffuser sur le site;
  • sociales pour la mise en oeuvre d'éventuels objectifs plus sociaux;
  • économiques pour la mise en oeuvre d'éventuels objectifs plus économiques;
  • culturelles pour la mise en oeuvre d'éventuels objectifs plus culturels;
  • touristiques pour la mise en oeuvre d'éventuels objectifs plus touristiques.

Pour identifier ces compétences et impliquer au mieux les membres de l'administration, une solution serait d'organiser une réunion, au commencement du projet, pour savoir qui est intéressé à participer au développement de celui-ci et pour identifier les compétences de chacun. On peut bien sûr combiner cette initiative avec l'étape de sensibilisation. Il importera cependant d'avoir défini les objectifs du projet au préalable. Ceci reste, très vraisemblablement, du ressort du collège échevinal et/ou du conseil communal, sauf tradition d'ouverture propre à chaque commune.

En fonction des objectifs du projet, des compétences identifiées et des souhaits de chacun, un certain nombre de fonctions précises et de responsabilité devront être identifiées (voir sous-étape 6.4.).

Sous-étape 6.3. Former les fonctionnaires 

Il va de soi qu'une formation du personnel communal à l'outil informatique s'impose. Les administrations communales sont de plus en plus équipées en la matière mais elles ne disposent pas toujours d'un matériel récent. En outre, certains fonctionnaires sont souvent formés à l'utilisation de leur propre application mais n'ont pas nécessairement de connaissance de l'ensemble des outils de bureautique (traitement de texte, tableur, etc.) et, encore moins, des logiciels propres à Internet (courrier électronique, navigateur Web, etc.). Il sera donc sans doute utile d'évaluer le niveau de formation actuel du personnel communal dans ces domaines. Selon les cas, différents types de formation devront être proposés.

Ensuite, on pourra évaluer les compétences disponibles en interne. Certaines communes de grande taille disposent d'un service informatique éventuellement prêt à offrir quelques formations de base. Dans d'autres cas, il peut être possible de trouver l'un ou l'autre fonctionnaire passionné d'informatique et suffisamment pédagogue pour former ses collègues. Au cas où aucune solution interne ne peut être trouvée, il faudra recourir à la sous-traitance et évaluer le coût de celle-ci.

On peut aussi songer au partenariat (club informatique spécialisé, particulier bénévole, etc.) ou à des modules de formation partagés par plusieurs communes de manière à fournir à chacun la formation nécessaire à son poste de travail d'une part et à ne pas, d'autre part, vider l'administration de tout le personnel pendant les journées de formation dans le cas des petites communes.

Sous-étape 6.4. Définir des tâches de gestion et identifier des responsables 

Les trois aspects du site communal, à savoir les informations, les transactions et les communications, devront être effectivement gérés de manière à ce que le site soit réellement interactif. Cette gestion est capitale pour atteindre l'objectif d'une administration en ligne efficace. Les différentes tâches de gestion devront donc être clairement identifiées ainsi que les responsables pour chacune de celles-ci.

6.4.1. Gestion de l'information

Un site qui ne vit pas est un site qui meurt. La mise à jour et la maintenance du site sont des éléments primordiaux dans la mise en oeuvre d'un site sur Internet. Il faut donc veiller à simplifier au maximum la procédure, à n'être pas tributaire des exigences, notamment financières, de la personne ou de la société qui a réalisé le site et à prévoir un responsable interne de la maintenance. Il faudra aussi prévoir des procédures claires de mise à jour et de circulation de l'information à mettre à jour.

La commune doit pouvoir maîtriser la mise à jour de son site. Comme c'est son image qui est diffusée via le site, si les informations ne sont pas mises à jour, éventuellement parce que le partenaire qui réalise le site tarde à le faire, c'est la commune qui en sera tenue pour responsable par les citoyens. Si cela se passe régulièrement, ceux-ci se détourneront rapidement du site considéré comme pas assez fiable et les efforts de la commune risquent d'être réduits à néant. La commune ne peut donc pas être tributaire des exigences particulières du partenaire technique (voir étape 5).

Idéalement, le site devrait être conçu de manière telle que la mise à jour puisse être réalisée au sein de l'administration par des personnes non spécialisées. Il ne s'agit pas ici seulement de rajouter ou de modifier quelques informations mais également de créer de nouveaux formulaires en ligne, d'ajouter de nouveaux documents, de créer de nouvelles rubriques ou sous-rubriques sur le site. Cette exigence est d'ailleurs formulée telle quelle dans le contenu minimal et le cahier de charges technique élaborés par le Gouvernement wallon.

Pour ce qui concerne la responsabilité de la mise à jour, on peut à nouveau imaginer différentes solutions :

  • mise à jour centralisée : un seul service ou une seule personne, celle qui est responsable du site ou un membre de son équipe, est responsable de la mise à jour. Dans ce cas, elle doit surveiller les informations, notamment les activités dans l'agenda qui sont très rapidement dépassées, supprimer celles qui ne sont plus à jour et ajouter de nouvelles informations. La tâche est évidemment ardue et demande un contrôle fréquent des informations contenues sur le site. En outre, cela implique aussi que cette personne soit tenue informée des nouvelles données à ajouter sur le site. Or cette circulation de l'information pose souvent problème parce que les différents services n'identifient pas nécessairement les informations qui seraient utilement diffusées sur le site, ne pensent pas automatiquement à les envoyer à la personne responsable ou, parfois, ne souhaitent tout simplement pas collaborer. Ce refus de collaboration, observé dans plusieurs cas, s'explique de différentes façons : crainte de perdre le pouvoir lié à l'information, rejet de l'innovation en général et du projet de site en particulier, peur d'un surcroît de travail, etc.;

  • mise à jour décentralisée : chaque service est responsable de la mise à jour des données le concernant. Le risque est que chacun ne soit pas nécessairement conscient de l'importance de cette mise à jour et que la maintenance se fasse donc de manière variable sur les diverses parties du site. On pourrait cependant imaginer une procédure de contrôle de la mise à jour, notamment de la date de celle-ci.
Tableau 2. Avantages et inconvénients des différents types de mises à jour
Structure Avantages Inconvénients Remarques
Mise à jour centralisée
  • contrôle du processus
  • certitude que la mise à jour est effectuée
  • tâche concentrée sur une seule personne
  • circulation de l'information potentiellement difficile
  • refus potentiel de collaboration des autres services
 
Mise à jour décentralisée
  • tâche individuelle plus légère
  • risque que la mise à jour ne soit pas effectuée
  • possibilité de contrôle, éventuellement aléatoire, de la mise à jour

Quelle que soit l'option choisie, pour faciliter ce travail de mise à jour, il semble pertinent de distinguer les informations statiques des informations quasi-statiques ou dynamiques, comme cela a déjà été souligné à la sous-étape 2.1. Il serait utile d'essayer d'évaluer la dynamique des diverses informations reprises dans le site, de déterminer leur fréquence de changement (tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, tous les ans, etc.) ainsi que le service responsable de ces informations. En dressant un tableau synthétique, on pourra faciliter soit la mise à jour centralisée, soit le contrôle de la mise à jour décentralisée.

Plus globalement, un tel tableau (voir ci-dessous) pourrait reprendre l'information concernée, le service dont elle émane, la personne responsable de la mise à jour de cette information au sein du service, le caractère statique, quasi-statique ou dynamique de l'information, la fréquence de mise à jour (journalière, hebdomadaire, mensuelle) et, éventuellement, la date de vérification de la mise à jour de cette information. Un tableau de ce genre est utilisé par les responsables du site de Chaudfontaine.

Encadré 12. Fréquence de mise à jour et informations dynamiques

La fréquence de mise à jour des informations dépend bien sûr du caractère dynamique de celles-ci. Cependant, même pour les informations extrêmement dynamiques, c'est-à-dire qui changent presque tous les jours, il ne semble pas nécessaire de les maintenir de manière journalière ; le travail serait bien trop lourd. Une mise à jour hebdomadaire semble plus réaliste, sauf bien sûr au cas où une maintenance plus fréquente s'impose pour certaines informations plus sensibles ou que l'on souhaite les plus à jour possible.

Quoi qu'il en soit, l'important est de déterminer en fonction des informations, leur fréquence de mise à jour. On peut aussi préciser sur le site que certaines informations ne seront maintenues qu'hebdomadairement. Ce type de précision montre le souci de mise à jour de la commune mais également ses limites en la matière, limites que tout le monde peut aisément comprendre. Le plus important est de s'y tenir et donc de ne pas annoncer une maintenance journalière ou hebdomadaire quand elle a lieu tous les deux mois !

En cas de mise à jour décentralisée, ce tableau pourrait être reproduit, service par service et, pour faciliter le contrôle éventuel de la mise à jour, un responsable central devrait avoir une copie de l'ensemble des tableaux.

Tableau 3. Mise à jour des informations
Information Service responsable Personne responsable Caractère statique, quasi-statique ou dynamique
de la mise à jour
Fréquence de la mise à jour Vérification
Ordre du jour du conseil communal Services du secrétaire communal Secrétaire dynamique mensuelle éventuellement, mensuellement, par un service central

Selon le type de mise à jour adopté, les tâches de chaque service de même que celles du service que nous appellerons "central", à savoir celui qui centralise les mises à jour ou les vérifie, seront différentes.

Tableau 4. Répartition des tâches en cas de mise à jour centralisée ou décentralisée
  Rôle de chaque service Rôle du service "central"
Mise à jour centralisée
  • répondre aux demandes du service "central" quant aux nouvelles informations
  • idéalement, agir d'initiative et signaler directement au service "central" toute nouvelle information jugée pertinente ou toute modification nécessaire
  • surveiller les informations en fonction de leur caractère statique ou dynamique (voir tableau 3)
  • supprimer les informations dépassées
  • prendre contact avec les différents services pour connaître les nouvelles informations
  • mettre à jour le site sur base de ces nouvelles informations
Mise à jour décentralisée
  • préalable : identifier un responsable de la mise à jour dans chaque service
  • supprimer les informations dépassées
  • identifier les nouvelles informations pertinentes
  • mettre à jour le site sur base de ces nouvelles informations
  • contrôler la mise à jour éventuellement de manière aléatoire (par test)

On pourrait aussi imaginer de demander la collaboration des utilisateurs en leur expliquant que malgré le souci réel de la commune de proposer des informations les plus adéquates et les plus à jour possible, il peut arriver que des erreurs subsistent et que, dans ce but, l'aide des utilisateurs serait précieuse pour les repérer. Dans le cas où les utilisateurs signalent effectivement telle ou telle erreur, il semble normal de les remercier pour leur aide.

Enfin, il importe de rappeler que le site ne contiendra vraisemblablement pas que des informations en provenance de la commune mais que, si la commune décide d'ouvrir son site à d'autres acteurs de la vie locale (associations diverses, cinéma, théâtre, clubs sportifs, secteur horeca), elle devra préciser sa responsabilité par rapport aux informations proposées par ces différents acteurs, notamment dans le cas des informations marchandes (exemple : tarif pour une chambre d'hôtel). La commune doit être consciente de la crédibilité qu'elle octroie en offrant de l'espace virtuel sur son site.

Certains sites indiquent clairement que lorsque l'on quitte, via un lien hypertexte, le site de la commune (et que l'on arrive donc à une autre adresse), la responsabilité de la commune n'est plus engagée. Ils précisent également leur responsabilité lorsqu'une demande de lien hypertexte leur est formulée (voir encadré 13).

Encadré 13. Formulaire de demande de lien hypertexte

Sur le site de la Région de Bruxelles-Capitale, pour pouvoir être présent, tout organisme doit remplir un formulaire de demande de lien adressé au Centre informatique de la Région bruxelloise (CIRB) qui gère ce site. Outre les coordonnées de la personne qui fait la demande, le titre du site qu'elle désire voir mentionner et l'objet de celui-ci (secteur, finalité, auteurs), par ce formulaire, l'organisme déclare sur l'honneur que le site répond à certaines normes de qualité et de déontologie (information fiable, exacte et complète, présentation de qualité professionnelle, possibilité pour le visiteur du site d'obtenir des informations par courrier, respect de la législation sur les droits d'auteur, sur la vie privée et de la législation belge en général, respect des bonnes mœurs).

Le formulaire précise aussi la responsabilité du CIRB : droit de ne pas donner suite à une demande de lien qui ne respecterait pas ces normes, droit de suspendre un lien sans avertissement préalable. Le CIRB en appelle également à la responsabilité civile, légale et morale des partenaires et utilisateurs du site : rejet de tout élément portant atteinte à l'image de la Région et de son Gouvernement, de tout élément diffamatoire ou menaçant, de toute incitation directe ou indirecte à des activités illégales, etc.

Certains estimeront peut-être que ce document va trop loin dans la précision de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas. Il a cependant le mérite d'éclaircir le problème de la responsabilité d'une commune ou d'une Région par rapport au contenu qu'elle héberge ou auquel elle donne accès.

Source : www.Bruxelles.irisnet.be/fr/Chart_fr/asklink.htm

Il faut à nouveau souligner que le site communal est le site officiel de la commune et qu'à ce titre, il confère une certaine légitimité aux autres acteurs et aux informations qui y sont présentées. Il faudra clairement préciser les options choisies par la commune à cet égard et, en toute hypothèse, être prudent.

L'existence d'informations relatives à des acteurs externes à l'administration communale pose à nouveau la question de la mise à jour de ces informations : par la commune ou par les acteurs eux-mêmes. Il faut donc préciser cette procédure de mise à jour.

Encadré 14. La mise à jour de l'agenda à Braine-l'Alleud

Sur le site de Braine-l'Alleud, l'agenda peut être directement modifié par les intervenants concernés. Ceux-ci peuvent ajouter une annonce, la corriger ou la supprimer quand elle est dépassée. Le formulaire utilisé pour introduire une annonce est assez détaillé. L'objectif annoncé des gestionnaires du site est d'obtenir suffisamment d'éléments sur l'annonceur afin d'entrer en contact avec lui et de pouvoir contrôler la bonne foi de son annonce : nom, prénom, titre, organisation représentée, adresse, téléphone, etc. et commentaire éventuel.

Au niveau de l'évènement, la description est très précise : durée (moment précis, journée, plusieurs jours, évènement régulier), catégories (spectacles, musique, cinéma, marchés, brocante, fête, bal, kermesse, vernissage, etc.), date de début et date de fin, heure de début et heure de fin, organisateur, site Web de l'organisation, nom de l'évènement, site Web de l'évènement, description de l'évènement, appartenance à un autre évènement, lieu, prix, renseignements éventuels, image (logo) éventuel.

Source : www.braine-lalleud.be/agenda

6.4.2. Gestion des transactions

Afin de parvenir à une véritable administration en ligne, il sera nécessaire, non seulement de permettre la commande en ligne de divers documents administratifs mais surtout de gérer ces transactions. La commune devra donc déterminer comment ces demandes électroniques seront traitées. Y aura-t-il un service central de traitement des procédures/commandes électroniques ou une personne responsable qui sera chargé(e) de contacter les services concernés ou les commandes seront-elles directement reçues par ces services ?

Idéalement, la procédure pourrait être scindée. La réception de la commande électronique, l'envoi du message de confirmation et de la référence et la vérification du paiement pourraient se faire au même endroit, éventuellement au sein d'un service central de traitement des procédures électroniques. Une fois le paiement confirmé, la demande serait envoyée au service concerné qui préviendrait le service central de traitement des procédures électroniques de cet envoi. On peut aussi imaginer des procédures mixtes comme à Chaudfontaine ou à Mons (voir encadré 15).

Encadré 15. Le traitement des commandes électroniques de documents administratifs et le contrôle des paiements

Actuellement, il semble que seulement cinq sites en Wallonie permettent de commander des documents électroniques payants et de les recevoir à domicile. Il s'agit des sites de Ans, Chaudfontaine, Mons, Namur et Tournai. D'autres sites, comme celui de Charleroi, adressent à domicile les documents gratuits, c'est-à-dire essentiellement demandés pour des raisons sociales, mais n'ont pas de procédure en cas de documents payants.

A Chaudfontaine, la commande est reçue par un service central, le service InfoComNet, du nom du projet de site communal de Chaudfontaine. Le site envoie automatiquement le message de confirmation et la référence de la demande au "client". En même temps, il fait suivre la demande au service concerné. Le service se charge lui-même de la vérification du paiement, par PC banking, et de l'envoi.

A Mons, la commande est reçue par le service Etat civil/Population. L'effectivité du paiement est également vérifiée directement par le service concerné sur base des extraits de compte. La procédure est similaire à Namur où elle est gérée par le chef du service de l'Etat civil.

Quand le document demandé est gratuit, il est envoyé au domicile du demandeur dès réception de sa demande électronique.

Pour faciliter la procédure, on pourrait concevoir un registre, papier ou électronique, relatif aux procédures électroniques. Ce registre pourrait prendre la forme suivante :

Tableau 5. Registre des procédures électroniques
Identification du client Procédure concernée Service concerné Date de réception de la demande Référence de la demande Envoi de la demande au service concerné Paiement Envoi du document
DUPONT Michel Extrait de mariage Etat civil 15/02/2000 EC2000-001 (DM) 20/02/2000 Oui 23/02/2000

Pour la commande électronique des documents édités par la commune, la procédure pourrait être la même. La réception de la commande électronique, l'envoi du message de confirmation et de la référence ainsi que la vérification du paiement devraient se faire au même endroit, éventuellement au sein d'un service central de traitement des commandes électroniques. Une fois le paiement confirmé, la demande serait envoyée au service concerné qui préviendrait le service central de traitement des procédures électroniques de cet envoi. Comme pour la commande électronique de documents administratifs, on pourrait aussi imaginer une procédure mixte.

Quelle que soit la demande, sauf si elle est visiblement farfelue -car s'exposer sur Internet c'est s'exposer à recevoir tout type de message-, il faudra envoyer un message de confirmation de celle-ci précisant que la demande a été bien reçue, reprenant les principaux éléments de la demande (identité du demandeur, document demandé, adresse d'envoi), indiquant un numéro de référence en cas de paiement et un délai maximum de réponse (après réception du paiement ou dès réception de la demande si aucun frais n'est dû).

Il est possible de configurer automatiquement ce genre de message de réponse, c'est-à-dire que le logiciel qui gère le site Web génère automatiquement le message et soit l'envoie à la personne par courrier électronique, soit fait directement apparaître le message sur la page Web. A Mons, par exemple, en cas de demande d'un document payant, un message automatique de confirmation apparaît, reprenant l'intitulé du document demandé, le numéro national de la personne qui a fait la demande, le nombre d'exemplaires demandés ainsi que le tarif de celui-ci et le numéro de compte de la commune. La référence de la demande est envoyée par courrier électronique après validation

6.4.3. Gestion des communications

Selon ses objectifs et ses souhaits, la commune proposera sur son site diverses possibilités de communication (voir sous-étape 7.3.) : courrier électronique, liste de diffusion, forum de discussion, petites annonces, etc. A nouveau, ces moyens de communication devront être gérés pour être vraiment efficaces et pertinents.

a. Gestion du courrier électronique

Avant tout chose, il importe de souligner qu'il vaut mieux ne pas donner la possibilité aux citoyens de prendre directement contact par courrier électronique avec les services communaux ou les fonctionnaires de même que les élus plutôt que de ne pas répondre à leur demande. Avant de proposer à chacun une adresse, il s'agit donc de préciser avec le service ou la personne concernée si elle l'accepte et si elle est prête à répondre au courrier qui lui parviendrait de cette manière.

Ensuite, la gestion du courrier électronique peut être vue de manière similaire à la gestion actuelle du courrier papier, à savoir un registre du courrier entrant et du courrier sortant et, éventuellement, la nécessité d'imprimer l'un ou l'autre message pour garder une trace papier. Ensuite, il faudrait idéalement aussi référencer le courrier comme on le fait avec un courrier traditionnel : initiales de l'auteur, numéro de courrier, date, etc. En fait, il n'y a pas encore vraiment de règles formalisées en la matière; il est cependant utile d'essayer de formaliser la manière dont, parallèlement au courrier papier traditionnel, le courrier électronique sera traité.

On identifiera une adresse centrale pour la commune du type info@macommune.be ou commune@macommune.be ou toute autre adresse claire que l'on indiquera visiblement sur le site ainsi que sur divers documents officiels de la commune. Il faudra bien sûr déterminer qui recevra les messages envoyés à cette adresse centrale.

Concernant les adresses des services communaux et des fonctionnaires, on préfèrera une adresse standard pour chaque service (du type état_civil@macommune.be) à l'adresse électronique du responsable du service et des membres de celui-ci. Le risque est en effet que si le message est adressé à une personne en particulier plutôt qu'au service, il ne soit pas répondu à la demande en cas d'absence de cette personne. Il va de soi que l'on peut donner à chaque fonctionnaire une adresse de courrier électronique mais que celle-ci sera considérée comme une adresse de travail, utilisée en interne, et donc non divulguée sur le site.

Comme pour l'adresse unique de la commune, si l'on décide de proposer une adresse pour chaque service, il faudra préciser qui sera responsable de cette adresse et sera donc chargé de répondre aux demandes envoyées par Internet. Il faudra éventuellement prévoir un remplacement au cas où cette personne est absente.

Comme pour les transactions, et sauf exception, on peut aussi imaginer un message automatique de réponse qui annonce à la personne que sa demande a bien été reçue et sera traitée dans les meilleurs délais. Cet accusé de réception ne doit cependant pas faire oublier la réponse proprement dite et ne justifie pas une réponse tardive, sauf si des recherches particulières sont nécessaires. Il sera donc utile de prévoir un délai maximal de réponse et de déterminer comment et par qui cette exigence sera vérifiée. Bien sûr, un accusé de réception ne sera pas nécessaire dans le cas où il est possible de répondre directement à la demande ou de renseigner l'une ou l'autre partie du site où l'utilisateur pourra directement trouver la réponse à sa demande.

Encadré 16. L'importance de répondre rapidement aux demandes

L'aspect rapidité de la réponse au client, la détermination de délais de réponse et le respect de ceux-ci sont importants.

Non seulement parce que la rapidité est une des caractéristiques d'Internet mais parce que les utilisateurs du réseau et donc du site communal, conscients de cette caractéristique, s'attendront à une réponse plus rapide que pour un courrier traditionnel et ne comprendront pas que ce ne soit pas le cas. On en revient à l'idée exposée plus haut : pour l'image de la commune et de l'administration, il vaut mieux ne pas donner aux citoyens la possibilité de prendre contact électroniquement avec divers services ou différentes personnes que de ne pas donner suite le plus rapidement possible à leur demande, c'est-à-dire le jour même, le lendemain ou plus tard, selon la nature de la demande.

Dans la mesure où les demandes sont parfois identiques, on pourra utilement minimiser la charge de réponse aux messages en proposant une "foire aux questions", c'est-à-dire en reprenant les questions les plus fréquentes et leurs réponses (FAQ,…). Cela minimisera le travail du responsable de l'adresse centrale et/ou des différents services.

Enfin, certaines communes préfèrent ne proposer qu'une seule adresse et faire suivre les demandes reçues aux différents services concernés plutôt que de permettre de prendre directement contact avec ces services. Il s'agit en fait de mettre sur pied une sorte de guichet unique électronique, c'est-à-dire que les citoyens n'ont qu'un seul interlocuteur électronique qui leur garantit le traitement de leur demande. Cette solution présente un certain nombre d'avantages et d'inconvénients.

En terme d'avantages, elle simplifie la démarche pour les citoyens et maximise le taux de réponse aux demandes reçues électroniquement car ces réponses ne dépendent que d'une seule personne ou d'un seul service qui en est explicitement responsable.

Pour ce qui est des inconvénients, cette tâche peut rapidement s'avérer lourde à gérer si le volume de demande est important. En outre, le responsable du guichet unique doit s'assurer que les autres services répondent rapidement à la demande. Ceux-ci pourraient ne pas apprécier cette intrusion dans leur travail et ne pas toujours être enclins à collaborer rapidement. Le tableau suivant synthétise les avantages et les inconvénients de la centralisation et de la décentralisation de la gestion du courrier électronique.

Tableau 6. Avantages et inconvénients de la centralisation et de la décentralisation de la gestion du courrier électronique
  Avantages Inconvénients Remarques
Décentralisation du courrier électronique
  • responsabilité claire de chaque service
  • solution moins lourde que la centralisation
  • risque de non-réponse
  • moins de possibilités de contrôle de l'effectivité de la réponse
  • ne donner une adresse que si le récepteur est prêt à répondre
  • prévoir un message automatique de réponse
  • déterminer un délai maximum de réponse
  • prévoir un contrôle du respect des délais
Centralisation du courrier électronique "Guichet unique virtuel"
  • démarche simplifiée pour les citoyens (une seule adresse)
  • augmentation potentielle du taux de réponse (ne dépend que d'un service)
  • tâche répartie sur une seule personne, donc plus lourde
  • risque de manque de collaboration des différents services
  • prévoir une "foire aux questions" pour diminuer l'ampleur de la tâche
  • prévoir un message automatique de réponse
  • déterminer un délai maximum de réponse
  • respecter les délais

b. Gestion des autres possibilités de communication

Le site peut également proposer d'autres possibilités de communication à gérer :

  • une liste de diffusion qui permet à ceux qui le souhaitent d'être, par exemple, tenus informé des nouveautés du site sous la responsabilité d'une personne ;
  • un forum de discussion. Il doit être animé et, éventuellement, modéré ce qui implique la désignation d'un animateur et d'un modérateur et la détermination des critères de modération;
  • un système de petites annonces qu'il faut mettre à jour en supprimant celles qui sont dépassées et, éventuellement, dont il faut vérifier la véracité avant de les mettre en ligne;
  • un journal électronique ;
  • une adresse de courrier électronique pour tous les habitants de la commune avec hébergement de leurs pages personnelles, etc.

Ces nouvelles possibilités impliquent aussi la désignation d'une personne responsable chargée de la gestion de ces divers services. Les procédures de gestion doivent aussi être clairement explicitées.

Tableau 7. Résumé des principales fonctions de gestion à remplir
Gestion Tâches/responsabilité
Information
  • détermination de la procédure de mise à jour pour les informations internes et externes (précision de la responsabilité de la commune dans ce cas)
  • responsabilité centrale de la mise à jour :
    • tableau de mise à jour
    • mise à jour proprement dite
    • éventuel contrôle de mise à jour (si décentralisée)
    • réponse aux remarques des utilisateurs, etc.
  • responsabilité de la mise à jour dans chaque service
  • auteur des informations
  • éditeur responsable pour l'ensemble du site et, éventuellement, par service ou par type d'information
Transaction
  • détermination de la procédure : centralisée/décentralisée, registre des procédures, fixation d'un délai de réponse
  • responsabilité centrale des transactions :
    • réception de la demande
    • envoi d'un message de confirmation et d'une référence
    • envoi de la demande au service concerné
    • vérification du paiement
    • respect des délais
    • éventuel contrôle du respect des délais par les autres services
    • tenue du registre des procédures
  • responsabilité des transactions dans chaque service :
    • réception de la demande
    • envoi d'un message de confirmation et d'une référence
    • vérification du paiement
    • envoi du document
    • respect des délais
Communications
Courrier électronique
  • détermination de la procédure de gestion :
    • procédure centralisée/décentralisée
    • référencement, courrier entrant/courrier sortant, trace, etc.
    • fixation d'un délai de réponse
    • vérification du souhait effectif de réponse aux messages pour ceux qui ont une adresse
  • gestion centrale (guichet unique) :
    • réception des messages
    • établissement d'une foire aux questions
    • réponse aux messages
    • respect des délais
    • éventuel contrôle du respect des délais par les autres services
  • gestion décentralisée, par chaque service :
    • réception des messages
    • réponse aux messages
    • respect des délais
Liste de diffusion
  • détermination de la procédure :
    • détermination des informations à reprendre
    • détermination de la procédure de circulation de l'information
    • détermination de la manière d'informer les utilisateurs de l'existence de la liste de diffusion
  • gestion de la liste de diffusion :
    • recueil des informations à y mettre
    • envoi de la liste aux abonnés
Forum de discussion
  • détermination de la procédure :
    • modération éventuelle
    • critères de modération
  • modération : filtrage des messages
  • animation : choix des thèmes de discussion
Petites annonces
  • mise à jour des informations
  • vérification de la véracité de certaines annonces
Autres possibilités de communication
  • gestion de ces possibilités

Résumé de l'étape 6. Préparer l'administration

Sous-étape 6.1. Sensibiliser le personnel communal et être à son écoute

Pour sensibiliser le personnel communal et être à son écoute, il convient de :

  • mettre sur pied une campagne de sensibilisation ;
  • réfléchir à sa forme et à son contenu.

Sous-étape 6.2. Evaluer les compétences disponibles

Pour évaluer les compétences disponibles, il faut :

  • identifier les compétences disponibles au sein de l'administration : compétences techniques, pédagogiques, organisationnelles, informationnelles, sociales, économiques, culturelles, touristiques, etc. ;
  • encourager au maximum la participation de tous ;
  • éviter les exclusions de bonnes volontés ;
  • constituer une équipe autour du responsable opérationnel du projet.

Sous-étape 6.3. Former les fonctionnaires

La formation du personnel suppose l'évaluation :

  • des niveau de formation requis (bureautique, Internet, etc.) ;
  • des compétences disponibles en interne ;
  • du coût éventuel de la sous-traitance ;
  • des possibilités de partenariat en matière de formation.

Sous-étape 6.4. Définir des tâches de gestion et identifier des responsables

6.4.1. Gestion des informations : la gestion de l'information implique de :

  • maîtriser la mise à jour du site et ne pas être lié aux exigences du partenaire technique ;
  • identifier un responsable unique ou un responsable par service pour le mise à jour et une procédure de mise à jour : centralisée/décentralisée, circulation de l'information ;
  • répartir les tâches de chacun selon la procédure de mise à jour choisie ;
  • faire un tableau reprenant clairement pour chaque information le service et/ou la personne responsable, son caractère dynamique, quasi-statique ou statique, sa fréquence de mise à jour et l'éventuel contrôle de celle-ci ;
  • demander la collaboration des utilisateurs pour le repérage des éventuelles erreurs et les remercier pour leur aide ;
  • préciser la responsabilité de la commune par rapport aux autres informations et aux autres acteurs présents sur le site ;
  • préciser la procédure de mise à jour pour les informations externes.

6.4.2. Gestion des transactions : pour la gestion des transactions, il faut :

  • déterminer la procédure de traitement des différents types de transaction proposés : procédure centralisée/décentralisée/mixte ;
  • identifier un responsable pour chaque étape de ces transactions : réception des commandes électroniques, envoi d'un message de confirmation et vérification des paiements, envoi des documents demandés ;
  • créer un registre, papier ou électronique, des procédures électroniques ;
  • envoyer systématiquement un accusé de réception de la demande, éventuellement accompagné d'une référence de dossier en cas de paiement ;
  • répondre aux demandes dans un délai maximum à préciser clairement au demandeur et à respecter.

6.4.3. Gestion des communications

La gestion du courrier électronique implique de :

  • répondre aux demandes dans un délai maximum à préciser clairement au demandeur et à respecter ;
  • identifier un responsable pour l'adresse centrale du site et prévoir un suppléant si nécessaire ;
  • le cas échéant, identifier un responsable pour les adresses des services et prévoir également un suppléant ;
  • utiliser les adresses de travail des chefs de service et des fonctionnaires seulement en interne ;
  • proposer une foire aux questions reprenant les questions les plus fréquemment posées et leurs réponses ;
  • prévoir un accusé de réception automatique ;
  • toujours répondre aux demandes et respecter un délai maximum de réponse ;
  • réfléchir à l'opportunité d'un guichet unique électronique.

La gestion de la liste de diffusion implique de :

  • identifier un responsable de la liste de diffusion ;
  • préciser le contenu potentiel de celle-ci ;
  • si une liste de diffusion est proposée, identifier un responsable de la liste de diffusion et préciser le contenu potentiel de cette liste.

La gestion du forum de discussion implique de :

  • identifier un responsable de son animation et de son éventuelle modération ;
  • préciser les critères en cas de modération.

La gestion des petites annonces implique de préciser la procédure de gestion.

La gestion d'autres possibilités de communication implique de préciser leur procédure de gestion.

Etape précédente - Etape suivante

Si, en tant que commune, vous voulez envoyer des commentaires aux auteurs du vade-mecum ou faire part de votre expérience, vous pouvez contacter Béatrice van Bastelaer.


Mail Pour tout problème technique  Mis en ligne le 9 juin 2000