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Etape 4. Rechercher des sources de financement et des possibilités de partenariat

Les communes ignorent souvent qu'il est possible d'obtenir des financements pour réaliser un site communal (sous-étape 4.1.) : financement régional, européen ou privé. Les démarches sont parfois complexes et nécessitent une certaine dose d'imagination car les programmes de financement, notamment européens, ne sont pas toujours conçus expressément pour la mise sur pied de sites Internet communaux.

Outre les financements plus traditionnels, le partenariat peut également être vu comme un moyen de partager les coûts liés au développement d'un site communal (sous-étape 4.2.).

 Sous-étape 4.1. Rechercher des sources de financement 

4.1.1. Le financement régional

Certaines communes wallonnes bénéficient déjà d'un financement régional dans le cadre des programmes Proagec ou du programme Télé-services.

Les autres ont la possibilité de bénéficier du financement décidé par le Gouvernement en décembre 1999. La somme offerte, à savoir 200.000 francs belges (4.957,87 euros), ne couvrira bien sûr pas tous les frais liés au projet. Elle permettra néanmoins d'assurer une large partie de l'aspect technique du site, c'est-à-dire de l'éventuel contrat de sous-traitance avec le partenaire technique (voir étape 5).

4.1.2. Le financement européen

Très peu de communes bénéficient actuellement de financement européen qu'elles peuvent allouer au développement de leur site communal. Ceci s'explique vraisemblablement par une méconnaissance des potentialités en la matière et peut-être par une réticence par rapport à la complexité de la gestion des projets européens, notamment la recherche de partenaires.

Les projets européens, s'ils sont souvent richement dotés et donc attirants pour une commune à la recherche de subsides, sont en effet exigeants. Il faut suivre de près les nombreux appels d'offre qui sont publiés, trouver des partenaires, monter des projets, rendre des rapports et, souvent, maîtriser l'anglais! C'est dès lors parfois plus facile à faire pour des grandes villes, dans lesquelles du personnel est exclusivement dédicacé à la recherche de projets européens, au montage de ceux-ci et à leur gestion opérationnelle.

Peu de projets européens concernent précisément le développement de sites communaux orientés vers le citoyen. Leurs objectifs sont souvent plus larges et il faut donc parfois faire preuve d'imagination pour essayer de répondre à un appel d'offres en tenant compte des objectifs précis de celui-ci mais en imaginant également comment le projet ou des retombées de celui-ci pourraient utilement supporter le développement du site de la commune.

La Région wallonne a mis en œuvre un programme visant à développer une cellule qui, à l'avenir, sera chargée d'aider les communes dans l'élaboration des dossiers à financement européen (voir encadré 6).

Encadré 5. Faire preuve d'imagination

Les sites communaux orientés vers le citoyen poursuivent différents objectifs :

  • information et communication,
  • compétitivité et amélioration de la qualité du service public.

Ils peuvent cependant s'inscrire également dans des objectifs plus larges : promotion culturelle, promotion touristique, politique sociale, politique économique, etc. Certains programmes européens peuvent contribuer à ces objectifs précis.

Au niveau culturel, le programme Raphaël pourrait être utilisé pour proposer, par exemple, un musée virtuel ou pour exploiter en ligne le patrimoine culturel existant. La coopération avec d'autres villes ou d'autres régions peut être l'occasion de réfléchir ensemble aux bonnes pratiques et de s'échanger des expériences. Il en va de même pour des programmes plus économiques tournés vers l'aide au développement des PME. Là aussi, certaines communes ont un rôle important à jouer. On pense aussi à des politiques plus sociales, à l'utilisation des technologies de l'information pour lutter contre l'exclusion et à l'intérêt de comparer des expériences entre des régions européennes qui rencontrent des problèmes similaires. Dans le domaine de l'éducation, la formation de jeunes aux nouvelles technologies et l'implication concrète de ceux-ci dans le développement d'un site communal peuvent être un axe important de formation et offrir de nouvelles possibilités d'emploi pour ces jeunes. Enfin, bien sûr, dans le cadre des zones frontalières et des projets Interreg, les réseaux peuvent être un moyen de communication très efficace.

On le voit, ce ne sont pas les programmes qui manquent. Il est certain cependant que pour bénéficier de ceux-ci, il est nécessaire de s'investir mais le retour sur investissement peut s'avérer extrêmement intéressant pour la commune.

En Belgique et en France, les deux exemples les plus fréquemment cités en matière de ville virtuelle sont Anvers et Parthenay qui bénéficient tous deux d'importants financements européens.

Un des principaux objectifs des programmes européens est de contribuer au développement de l'Europe et à la cohésion de celle-ci. Dans ce but, il est souvent nécessaire d'avoir au minimum un ou deux partenaires dans d'autres pays ou d'autres régions d'Europe. Se pose ici un nouveau problème pour les communes qui n'ont pas toujours de contacts dans d'autres régions européennes.

Divers organismes peuvent aider les communes dans cette démarche par un suivi des appels d'offre et une aide au montage de dossiers ou à la recherche de partenaires :

  • l'Union des villes et des communes de Wallonie dispose d'une " cellule Europe" spécialisée dans ce domaine. Son site Internet offre de nombreuses informations pertinentes et il est également possible de contacter directement cette cellule pour demander une aide ponctuelle ;
  • l'Association européenne pour l'Information sur le Développement local (AEIDL) a pour objectif de mettre l'information au service du développement local. Pour ce faire, elle collabore avec différents services européens et anime plusieurs projets concrets. Elle dispose aussi d'un service d'études et de recherches et peut aider les communes à rechercher des partenaires, des experts et des sources de financement ;
  • la Direction générale des Pouvoirs locaux du Ministère de la Région wallonne a récemment engagé un programme visant à développer une cellule de soutien aux communes pour la mise en œuvre de programmes européens.

Encadré 6. Structures d'aide aux communes

Union des Villes et des Communes de Wallonie - Cellule Europe
Rue d'Arlon, 53 - boîte 4 - 1040 - Bruxelles
Tél. 02 233 20 03 - Fax. 02 233 31 13
Courrier électronique : uvcw@uvcw.be - Site Web : www.uvcw.be

Association Européenne pour l'Information sur le Développement Local
Chaussée Saint-Pierre, 260 - 1040 - Bruxelles
Tél. 02 736 49 60 - Fax. 02 736 04 34
Courrier électronique : aeidl@aeidl.be - Site Web : www.aeidl.be

Direction générale des Pouvoirs locaux du Ministère de la Région wallonne
Rue Van Opré, 91-95 - 5100 - Jambes
Tél. 081 32 37 11 - Fax. 081 30 90 93
Courrier électronique : a.vanboterdal@mrw.wallonie.be

4.1.3. Le financement privé

Actuellement, peu de sources de financement privé existent pour des sites communaux.

Contrairement à d'autres sites Internet dont une des principales sources est la publicité par le biais de bandeaux publicitaires, les communes envisagent d'un très mauvais oeil la présence de publicité sur leur site public. On peut le comprendre, même si certaines publications communales intègrent déjà la publicité.

Encadré 7. Bandeaux publicitaires sur un site communal

Le site de Péruwelz (www.peruwelz.be) présente sur sa page de garde un bandeau publicitaire changeant qui reprend diverses annonces publicitaires : entreprise de pneus, batteries, amortisseurs, firmes qui ont conçu le site et qui l'hébergent, agence de voyage et d'assurance, garage, opérateur de télécommunications, etc.

Au niveau du financement privé, signalons le Fonds Belgacom pour le dialogue entre citoyens et autorités locales, géré par la Fondation Roi Baudouin et supervisé par un comité de gestion.

Ce Fonds a été créé en 1999 pour une durée de trois ans minimum. Une fois par an, un appel est lancé aux communes et aux CPAS pour les inciter à introduire des projets novateurs susceptibles de favoriser le dialogue entre les citoyens et les autorités locales. Le fonds alloue annuellement 5 millions de francs avec un maximum de 500.000 francs belges par projet (50% du coût total des projets). En 1999, quatre projets ont été retenus en Région wallonne : CPAS de Dison, Commune d'Ecaussines, CPAS de Flémalle et CPAS de Tournai.

Encadré 8. Fonds Belgacom pour le dialogue entre citoyens et autorités locales

Fondation Roi Baudouin
Rue Brederode, 21 - 1000 - Bruxelles
Tél. 02 549 61 90 - Fax. 02 512 31 18
Courrier électronique : belgacom.fund@kbs-frb.be
Site Web : www.kbs-frb.be

 Sous-étape 4.2. Evaluer les possibilités de partenariat 

Outre le financement proprement dit, le partenariat public-privé peut être un moyen de couvrir une partie des coûts engendrés par le développement d'un site communal.

En outre, s'il s'avère que certaines compétences font défaut au sein de l'administration communale ou si la commune souhaite d'emblée associer d'autres acteurs à la réalisation de son projet, il faudra faire le relevé des associations, écoles, citoyens, organismes de promotion économique, syndicats d'initiative, etc. désireux de participer au projet. Idéalement, on pourra organiser une réunion d'information sur le projet au début de celui-ci et faire le compte des bonnes volontés.

L'enquête réalisée par la Cellule interfacultaire de technology assessment (CITA) en avril-mai 1999 montre que le recours au partenariat est relativement fréquent dans les communes wallonnes qui sont déjà sur Internet. Cela ne signifie pas que le partenaire prend en charge la totalité ou une majeure partie des coûts mais que la commune ne développe pas seule son projet. Certains partenaires contribuent effectivement au financement du projet ou aident la commune dans sa réflexion par rapport au développement de son site.

Les principaux partenaires sont des associations locales ou régionales spécialisées dans le développement de l'informatique, des intercommunales et des sociétés de développement économique, des opérateurs de télécommunication, des syndicats d'initiative ou des maisons de la culture, des chambres économiques, des consultants, parfois des universités. On trouve aussi des clubs informatiques locaux bénévoles qui souhaitent contribuer au développement de leur commune. Si on désire donc évaluer les possibilités en matière de partenariat, il semble donc important d'ouvrir le projet à des acteurs extérieurs et de demander explicitement leur collaboration.

Résumé de l'étape 4. Rechercher des sources de financement et des possibilités de partenariat

Sous-étape 4.1. Rechercher des sources de financement

Pour la recherche des financement éventuels, il faut :

  • identifier les sources de financement régional, européen et privé ;
  • faire preuve d'imagination dans la réponse aux appels d'offre ;
  • s'adresser aux structures d'appui existantes pour obtenir des informations, monter des dossiers et rechercher des partenaires.
Sous-étape 4.2. Evaluer les possibilités de partenariat

Pour évaluer les possibilités de partenariat, il faut :

  • relever les partenariats potentiels ;
  • éviter les exclusions de "bonnes volontés".

Etape précédente - Etape suivante

Si, en tant que commune, vous voulez envoyer des commentaires aux auteurs du vade-mecum ou faire part de votre expérience, vous pouvez contacter Béatrice van Bastelaer.


Mail Pour tout problème technique  Mis en ligne le 9 juin 2000